La plus longue saison de baignade en Europe ne signifie pas forcément la mer la plus chaude en juillet. Ce qui compte surtout, c’est la durée pendant laquelle on peut compter, au fil de l’année, sur une combinaison raisonnable d’eau agréable, de soleil, d’une mer relativement calme et d’une température de l’air qui permet encore de profiter de la plage après être sorti de l’eau.
Que signifie vraiment une « longue saison de baignade » et comment ce classement a-t-il été établi ?
La température de l’eau n’est qu’un point de départ
Lorsqu’on compare des îles, il est facile de tomber dans le piège d’un seul chiffre. Une température moyenne de la mer peut paraître très favorable, alors qu’une journée donnée sera peu adaptée à la baignade à cause d’un vent fort, de grosses vagues ou d’un air frais. À l’inverse, un océan autour de 20°C peut être tout à fait agréable si la plage est abritée, que le soleil brille et qu’une journée chaude et sèche vous attend à la sortie de l’eau. Dans ce classement, la saison de baignade désigne donc la période où nager peut réellement faire partie des vacances, et non la simple possibilité technique d’entrer dans la mer.
Il n’existe pas de seuil universel de confort. Pour certaines personnes, 19°C suffisent largement pour une nage dynamique ; pour d’autres, même 22°C paraissent encore frais. Pour comparer les destinations, j’utilise donc une échelle pratique plutôt qu’une définition médicale ou officielle. Autour de 22–23°C ou plus, la plupart des vacanciers peuvent envisager de rester plus longtemps dans l’eau sans adaptation particulière au froid. Entre 19 et 21°C, le soleil, le vent, la température de l’air et la tolérance individuelle jouent beaucoup plus. En dessous, une baignade peut toujours être plaisante, mais elle devient un argument moins universel dans le choix d’une île.
L’inertie thermique de la mer compte également. L’eau se réchauffe et se refroidit plus lentement que la terre, si bien que le calendrier des plages ne coïncide pas avec celui des températures de l’air. Sur de nombreuses îles méditerranéennes, septembre et octobre sont bien meilleurs pour la baignade qu’avril et mai, même si certaines journées offrent des températures de l’air comparables. Après l’été, la mer conserve sa chaleur pendant plusieurs semaines ; au printemps, elle sort à peine des mois plus froids. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce classement favorise les destinations capables de maintenir de bonnes conditions jusque tard en automne.
L’Atlantique fonctionne différemment. À Madère et aux Canaries, l’amplitude annuelle de la température de l’eau est plus faible que dans de nombreuses régions méditerranéennes. Cela ne crée pas un record de chaleur en plein été, mais limite nettement la baisse hivernale. Les informations touristiques officielles de Madère évoquent environ 18°C en hiver et jusqu’à environ 24°C en été. Ce profil illustre parfaitement la différence entre une île où la mer devient très chaude pendant quelques mois et une île où nager reste une option réaliste presque toute l’année.
Il faut aussi ajouter les microclimats. Sur les îles montagneuses, un versant peut être plus humide et plus exposé au vent, tandis qu’un autre est plus ensoleillé et plus sec. Le même principe vaut pour le choix d’une baie précise : une plage ouverte aux vents dominants peut être désagréable un jour donné, alors qu’une crique protégée à quelques kilomètres offre une eau beaucoup plus calme. Le classement ne traite donc pas une île entière comme un seul point météo. Il tient aussi compte du choix de plages disponible et de la possibilité de changer de côte si les conditions locales sont moins bonnes.
Quand la baignade est-elle agréable pour le vacancier moyen ?
La saison la plus longue n’est pas forcément la meilleure saison. Chypre peut offrir une mer plus chaude en automne que les îles atlantiques, mais les Canaries gardent la baignade possible pendant une grande partie de l’hiver. La Crète et Rhodes, de leur côté, connaissent une excellente seconde moitié d’été et un très bon automne, tandis que l’écart avec les destinations plus méridionales se creuse pendant les mois plus frais. L’ordre du classement reflète donc la continuité de bonnes conditions sur l’année, pas seulement la température maximale mensuelle de l’eau.
Je prends également en compte les conditions après être sorti de la mer. Une baignade dans une eau à 20°C peut être agréable avec du soleil et plus de 24°C dans l’air, et nettement moins séduisante avec des nuages, du vent fort et 18°C. C’est précisément pour cette raison qu’un bain d’hiver dans le sud de Grande Canarie peut être plus facile que ne le suggère la seule température de l’océan, alors qu’une tempête automnale en Méditerranée peut rendre la plage inutilisable pendant une journée même si l’eau reste plus chaude.
La notion de saison de baignade officielle doit être considérée séparément. Ce n’est pas parce qu’une plage n’a plus de sauveteur, de location de transats ou de bar ouvert que l’eau est soudain devenue trop froide. Dans les stations fortement orientées vers l’été, certaines infrastructures ferment avant que les bonnes conditions de baignade ne disparaissent. Inversement, une eau chaude ne signifie pas que la baignade est sûre. Les vagues, les courants, les interdictions locales et les consignes des sauveteurs passent toujours avant les statistiques climatiques.
Avant de choisir une île, il vaut mieux répondre à quatre questions :
- Est-ce que je veux nager tous les jours, ou seulement pouvoir me baigner les jours les plus ensoleillés et les plus calmes ?
- Ai-je besoin d’une eau vraiment chaude, ou 19–21°C me conviennent-ils si l’air et la plage sont agréables ?
- La baignade est-elle l’objectif principal du voyage, ou seulement un complément aux visites, aux randonnées et aux excursions ?
- Est-ce que je voyage hors haute saison, quand une partie des infrastructures peut déjà être fermée malgré de bonnes conditions météo ?
Cette distinction est particulièrement importante pour les voyages en mai, octobre, novembre et en hiver. Une personne qui cherche la mer la plus chaude en octobre peut choisir tout autrement qu’une personne qui veut se baigner en janvier. Les premières places de ce classement ne reviennent donc pas aux îles où l’eau est la plus chaude au cœur de l’été, mais à celles qui maintiennent le plus longtemps une saison de baignade utile, répétable et raisonnablement fiable, y compris en dehors des vacances classiques.

7. Crète – un été long qui se prolonge particulièrement bien dans le sud de l’île
La Crète possède l’une des plus longues saisons de baignade classiques de Grèce, mais son principal avantage n’est pas une mer exceptionnellement chaude au cœur de l’été. Le plus important est que de bonnes conditions peuvent persister longtemps après les grandes vacances. Septembre est un mois nettement plus fiable pour se baigner en Crète que mai, car la mer conserve toute la chaleur accumulée pendant l’été, tandis qu’à la fin du printemps elle ne fait que récupérer après l’hiver.
Cette différence apparaît clairement dans les données climatiques de long terme. Dans la région d’Héraklion, la température moyenne de la mer est d’environ 19°C en mai, autour de 24°C en septembre et encore proche de 22–23°C en octobre. Si vous venez en Crète principalement pour nager longtemps, il vaut mieux considérer mai comme le début de la saison, et non comme l’équivalent du début d’automne. Octobre offre généralement une mer plus chaude que mai, avec toutefois davantage de risques de pluie, de nuages et de temps changeant.
Il ne faut pas non plus traiter toute l’île comme une seule station balnéaire. La Crète est longue, montagneuse et présente de fortes différences climatiques locales. Le portail touristique officiel de l’île indique que le sud est généralement plus chaud que le nord et que le littoral de la mer de Libye fait partie des régions les plus chaudes de Grèce. En pratique, cela devient particulièrement intéressant hors plein été. Si votre priorité est de prolonger la saison, la côte sud est une candidate très solide, notamment autour de Paleochora, Plakias, Matala ou plus à l’est vers Ierapetra.
Cela ne signifie pas pour autant que le sud soit toujours plus calme. Le relief peut accélérer le vent dans les passages montagneux, et certaines plages ouvertes restent fortement exposées à la houle. Plutôt que de suivre une règle simpliste du type « sud bon, nord mauvais », mieux vaut regarder la baie précise et les prévisions du jour. Le nord possède lui aussi des endroits bien protégés, et des zones comme Agios Nikolaos ou Elounda peuvent offrir des conditions très différentes de celles des côtes plus ouvertes.
En été, le meltemi est un autre facteur important : ce vent saisonnier de secteur nord est surtout associé à juillet et août. Il peut réduire la sensation de chaleur pendant les périodes les plus chaudes, mais il a aussi un autre effet pour les baigneurs. Un vent plus soutenu peut générer davantage de vagues, rendre la nage tranquille plus difficile et donner une impression de fraîcheur plus forte à la sortie de l’eau que ce que le thermomètre laisse penser.
Le nord de la Crète possède en revanche un gros avantage logistique. Autour de La Canée, Réthymnon, Héraklion et des stations de l’est se concentrent une grande partie des hôtels, restaurants, locations et plages aménagées. Pour un voyage en septembre, c’est une combinaison très confortable : la mer reste chaude, le temps garde une vraie allure estivale et presque toute l’infrastructure fonctionne normalement. Septembre est l’un des meilleurs choix pour éviter la chaleur maximale de juillet-août sans renoncer à une baignade régulière.
La seconde moitié d’octobre exige déjà davantage de flexibilité. L’eau peut rester très agréable, mais tous les jours ne seront plus des journées de plage. Les périodes plus nuageuses, pluvieuses ou venteuses deviennent plus fréquentes, et après le passage d’un front la température de l’air peut baisser suffisamment pour rendre la sortie de l’eau moins agréable. Le meilleur modèle pour ce type de voyage consiste à réserver la Crète comme destination combinant baignade, visites, randonnée et exploration de l’île – ce qui facilite aussi la stratégie de bagages, comme l’explique notre guide sur le choix entre une valise rigide et une valise souple pour un voyage mixte. Les bons jours, on va à la plage ; les autres, on ne perd pas la journée grâce aux nombreuses alternatives.
L’automne ajoute également la question de la saisonnalité des stations. Dans les petits villages balnéaires, certains services peuvent être réduits à mesure que le nombre de touristes baisse. C’est une différence importante entre « la mer est-elle encore assez chaude ? » et « la station fonctionne-t-elle encore comme en août ? ». Pour un séjour en octobre, mieux vaut choisir une base avec des services ouverts toute l’année, ou au minimum vérifier avant de réserver ce qui restera opérationnel.
Si vous pouvez ajuster les dates en fonction de vos attentes, le choix pratique ressemble à ceci :
- Mer la plus chaude possible : août et septembre, septembre offrant généralement le meilleur compromis entre température de l’eau, chaleur et fréquentation.
- Compromis météo/foule : juin, ainsi que septembre et début octobre ; la mer est alors bien plus agréable qu’au début du printemps et la pression de la haute saison diminue.
- Baignade automnale la plus tardive possible : octobre, surtout avec un programme flexible et une base permettant d’atteindre différentes parties de l’île ; novembre s’adresse déjà aux voyageurs qui acceptent une loterie météo bien plus importante.
La Crète occupe la septième place non parce que sa saison est courte, mais parce que les destinations mieux classées gèrent encore mieux la fin de l’automne et l’hiver. Pour quelqu’un venant d’Europe centrale en septembre, elle reste l’un des choix les plus simples : mer chaude, infrastructure complète et immense choix de plages. Dans la seconde moitié d’octobre, la Crète passe d’une destination balnéaire fiable à une destination plus flexible où la baignade reste tout à fait possible, mais ne devrait pas constituer l’unique plan du voyage.

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6. Rhodes – l’une des îles grecques les plus fiables pour se baigner après l’été
Rhodes est l’une des destinations qui montrent le mieux à quel point le calendrier des vacances scolaires dit peu de choses sur la vraie saison de baignade. En juillet et août, la mer est très chaude, mais ce sont justement septembre et octobre qui donnent à l’île un avantage particulier sur de nombreuses destinations plus au nord. Après tout l’été, l’eau conserve longtemps une température élevée alors que l’air devient moins épuisant. Pour un voyageur qui veut surtout nager, septembre à Rhodes est presque sans compromis : toute l’infrastructure fonctionne encore, les journées restent longues et la mer est nettement plus chaude qu’à la fin du printemps.
La différence entre mai et l’automne est importante. En mai, on peut déjà connaître des journées très chaudes et ensoleillées, mais la mer ne fait que commencer à se réchauffer et semblera encore fraîche à beaucoup de personnes. Juin offre davantage de sécurité pour une baignade confortable, tandis que de juillet à septembre l’eau atteint des températures clairement estivales. En octobre, la mer peut encore se situer dans le milieu des 20°C, ce qui signifie qu’un voyageur hors saison peut profiter de meilleures conditions de baignade qu’un visiteur de mai. Ce qui change, c’est la stabilité météo : pluie, nuages et journées venteuses deviennent plus probables.
À Rhodes, le choix de la côte est essentiel. Pendant la saison chaude, le vent le plus fréquent vient du nord-ouest, ce qui fait de la côte ouest un choix naturel pour les véliplanchistes et ceux qui aiment une mer plus dynamique. Ixia et Ialyssos sont précisément réputées pour cela. Pour quelqu’un qui veut surtout nager tranquillement, le tableau est différent. Les côtes est et sud-est offrent généralement davantage de baies et de zones mieux protégées du vent dominant ; c’est donc là qu’il est le plus facile de chercher une base pour un séjour axé sur la baignade.
Faliraki convient bien à ceux qui veulent une grande plage avec une infrastructure complète. Anthony Quinn Bay séduit par son décor rocheux et son eau claire, mais la petite baie se remplit vite. Tsambika propose une vaste plage de sable, et autour de Lindos et de St Paul's Bay, on trouve des zones plus protégées entre les portions rocheuses du littoral. Plus au sud viennent des secteurs plus calmes, tandis que Prasonisi a un caractère totalement différent, fortement associé au vent et aux sports nautiques. À Rhodes, il ne faut pas choisir une plage uniquement sur les photos ; la direction du vent peut compter davantage que quelques kilomètres de différence.
Septembre est le mois le plus facile à recommander à ceux qui veulent passer beaucoup de temps dans l’eau. Les températures de l’air restent élevées, la mer est chaude et la majorité des services touristiques fonctionnent normalement. Octobre reste également très solide, surtout pendant la première moitié du mois. De nombreuses années, l’eau reste nettement au-dessus de 20°C et une journée ensoleillée peut ressembler à un été adouci. En parallèle, octobre demande déjà un plan B, car un front peut apporter houle, pluie ou vent plus fort et reléguer la plage au second plan pendant un ou deux jours.
Novembre marque la limite à partir de laquelle Rhodes ne peut plus être considérée comme une destination de plage fiable. La mer peut encore se situer autour de 22°C, voire davantage certaines années, ce n’est donc pas encore la température de l’eau qui pose le principal problème. L’air devient beaucoup plus important. Les maximales diurnes baissent, les journées raccourcissent et les périodes de pluie ou de nuages deviennent plus fréquentes. Rhodes en novembre convient aux personnes qui veulent découvrir l’île et considèrent la baignade comme un bonus, pas à celles qui attendent plusieurs heures de plage chaque jour.
La fin de la saison touristique influence aussi l’ambiance des stations. En octobre, les grandes villes fonctionnent encore assez normalement, mais à la fin de l’automne certains hôtels, bars de plage, points de location et restaurants saisonniers ferment. C’est particulièrement important dans les petites stations dépendantes presque entièrement du tourisme estival. Pouvoir encore entrer dans une mer chaude ne signifie pas que l’environnement ressemblera au mois d’août. Hors saison, une base avec des services ouverts toute l’année est préférable – sauf si vous recherchez volontairement un lieu très calme et partiellement endormi.
Par rapport à la Crète, Rhodes possède un avantage pratique : l’île est plus petite et il est plus simple de changer de côte si les conditions locales sont mauvaises. Si l’ouest est très venteux, de nombreuses plages de l’est restent accessibles sans perdre une journée entière. Cela ne veut évidemment pas dire qu’on peut toujours fuir le mauvais temps, car un grand front concernera toute l’île. Mais face à un vent local, cette flexibilité est un vrai atout.
Pour un voyageur venant d’Europe centrale, le choix rationnel est donc assez clair. Septembre offre presque tout l’été sans son intensité maximale, et octobre est le meilleur mois pour ceux qui veulent réellement prolonger la saison. Mai peut être très agréable pour visiter l’île et prendre les premiers bains, mais il perd face à l’automne en température de la mer. Novembre s’adresse déjà aux voyageurs flexibles qui acceptent de passer un jour au bord de l’eau et le lendemain dans la ville de Rhodes, à Lindos ou en excursion. C’est ce long automne chaud qui place Rhodes en sixième position.

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5. Malte – la mer reste chaude bien après les vacances scolaires
Malte possède un automne de baignade très long, et c’est justement à cette période qu’elle se distingue le plus de nombreuses destinations situées plus au nord. Au printemps, le soleil peut déjà être puissant, mais la mer reste fraîche après l’hiver. En automne, la situation s’inverse : l’air perd progressivement la chaleur estivale, tandis que l’eau restitue pendant plusieurs semaines l’énergie accumulée en juillet et août. C’est pourquoi septembre et octobre sont nettement meilleurs pour la baignade à Malte qu’avril et le début de mai, même si la température de l’air peut parfois sembler similaire.
Les données climatiques de long terme illustrent bien ce mécanisme. Dans la région de La Valette, la température moyenne de la mer se situe autour de 25–26°C en septembre, environ 23°C en octobre et autour de 21°C en novembre. En comparaison, elle avoisine 19°C en mai. Cela ne signifie pas que chaque journée de novembre sera adaptée à la plage, mais explique pourquoi la fin de l’automne peut encore offrir de bonnes conditions de baignade. L’eau refroidit plus lentement que l’air ; la fin de la saison balnéaire maltaise est donc plus souvent déterminée par la météo au-dessus de l’eau que par la température de la mer elle-même.
Septembre reste le plus prévisible. La mer est presque aussi chaude qu’en août, et la température maximale moyenne de l’air dans les données climatiques maltaises avoisine 29°C. Octobre apporte des journées plus douces, mais les maximales moyennes restent proches de 25°C. En parallèle, les précipitations et le risque de dépression ou de période orageuse augmentent. En novembre, les maximales moyennes descendent vers 21°C et la pluie devient plus fréquente, ce qui rend risqué un court séjour de plusieurs jours uniquement consacré à la plage. La mer peut encore être assez chaude alors que le temps à terre ne ressemble plus à l’été.
La petite taille de l’archipel constitue un grand avantage. Si un côté de l’île est plus venteux, il est possible d’atteindre une autre côte en un temps raisonnable et de chercher une baie plus protégée. Cela ne garantit rien pendant une forte perturbation, mais apporte davantage de flexibilité en cas de vent local qu’une grande île. Malte offre aussi des lieux de baignade très variés : baies de sable, plateformes rocheuses, petites criques et accès directement depuis des zones urbaines. En automne, choisir la bonne plage selon la direction du vent est plus important que de rester fidèle à une seule base pendant tout le séjour.
Sur l’île principale, Mellieħa Bay est l’une des options les plus évidentes : c’est la plus grande plage de sable de Malte, avec une entrée peu profonde et une infrastructure importante. Golden Bay et la voisine Għajn Tuffieħa offrent des baies plus ouvertes et spectaculaires, mais leur exposition peut produire davantage de vagues lorsque le vent est défavorable. Les nombreux sites de baignade rocheux constituent une excellente alternative les jours calmes pour les personnes qui n’ont pas besoin de sable. Malte n’est donc pas une destination où il faut forcément retourner tous les jours sur la même plage.
Malte en automne a aussi un avantage sur les petites stations méditerranéennes typiques : si la météo enlève une journée de plage, on ne se retrouve pas sans programme. La Valette, Mdina, les Three Cities, les falaises, les sites archéologiques et le réseau dense de bus permettent facilement de remplacer une journée de baignade par des visites – et un équipement léger de ville, dans l’esprit de notre guide sur comment préparer ses bagages pour un voyage à Milan, convient parfaitement à ces journées plus urbaines. Cela devient particulièrement important en novembre, quand plusieurs journées consécutives de soleil parfait ne doivent pas être considérées comme acquises. Pour un séjour de quatre ou cinq jours, Malte a du sens si la mer est une priorité, mais pas l’unique raison du voyage.
Le tableau pratique des trois mois d’automne est assez clair. Septembre reste un vrai mois de plage : eau très chaude, températures élevées et infrastructure largement ouverte. Octobre conserve une mer chaude et souvent des températures agréables à terre, mais demande davantage d’attention au vent et aux prévisions à court terme. Novembre reste intéressant pour ceux qui acceptent une eau autour de 21°C et sont prêts à profiter des meilleures heures de la journée, alors que le risque de pluie, de nuages et de vent fort devient nettement plus important.
Malte occupe la cinquième place parce que sa saison méditerranéenne se prolonge loin dans l’automne et que la petite taille de l’archipel permet de réagir rapidement aux conditions locales. Ce n’est toutefois pas une destination balnéaire toute l’année au même titre que les îles atlantiques plus méridionales. Son meilleur atout concerne les voyageurs qui partent de septembre à la seconde moitié d’octobre : ils profitent d’une mer chauffée par l’été tout en évitant la chaleur maximale des vacances et les foules les plus importantes.

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4. Chypre – une saison de baignade méditerranéenne qui se prolonge très loin en automne
Chypre est l’une des meilleures destinations d’Europe pour ceux qui veulent encore nager bien après l’été. Le portail touristique officiel de l’île indique que la température de la mer ouverte reste supérieure à 22°C de juin à novembre et atteint environ 27°C en août. En pratique, septembre et octobre font partie des meilleurs mois pour la baignade, et novembre peut encore offrir des journées où la mer est plus agréable que sur de nombreuses îles européennes en juin.
Le principal avantage de Chypre apparaît lorsqu’on compare la fin du printemps à l’automne. En mai, l’air peut déjà être très chaud, mais la mer ne fait que se réchauffer après l’hiver. En octobre, c’est l’inverse : la chaleur diminue alors que l’eau conserve l’énergie accumulée pendant tout l’été. Si la baignade prolongée est l’objectif principal, octobre est généralement un choix bien plus sûr que mai.
Cela ne signifie pas que toute l’île offre des conditions identiques. La côte ouest autour de Paphos est plus ouverte sur la mer et peut être davantage exposée à la houle les jours venteux. La célèbre Coral Bay propose une plage de sable avec une entrée relativement peu profonde, tandis que Kato Paphos possède également des zones de baignade rocheuses. Paphos convient bien aux personnes qui veulent combiner baignade et visites intensives, mais au moment de choisir l’hôtel il vaut mieux vérifier non seulement la distance jusqu’à la mer, mais aussi le type de zone de baignade la plus proche.
Le sud-est a un autre caractère. Ayia Napa et Protaras sont célèbres pour leur sable clair, leur eau limpide et leurs nombreuses baies, dont certaines sont naturellement protégées des vents forts. Konnos Bay, située entre Ayia Napa et Protaras, est officiellement décrite comme une baie protégée des vents forts. Fig Tree Bay et les nombreuses plages autour d’Ayia Napa offrent un large choix selon les conditions. Pour une personne qui cherche surtout une baignade calme et régulière, la côte sud-est est l’un des choix les plus simples de l’île.
Larnaca offre un autre compromis. Les plages de la ville et des environs sont faciles d’accès, et Mckenzie Beach possède une eau peu profonde et une infrastructure importante. C’est une bonne base pour un court séjour sans voiture, en particulier si l’on privilégie un transfert simple depuis l’aéroport et la combinaison entre plage, restaurants et vie urbaine. Limassol est plus centrale et fonctionne bien comme point de départ pour explorer le sud. À Chypre, le choix d’une station ne devrait donc pas dépendre uniquement de la météo, mais également du type de plage réellement recherché.
Octobre est le mois où Chypre montre le plus clairement son avantage par rapport à une grande partie de la Méditerranée. La mer reste très chaude tandis que la température de l’air devient plus agréable pour les promenades et les visites. Il faut encore accepter quelques épisodes de vent fort, de pluie ou d’orage, mais l’ensemble du voyage peut toujours être organisé autour de la plage. Au début et au milieu d’octobre, la baignade n’est pas un bonus : elle peut encore constituer le cœur des vacances.
Novembre exige des attentes plus prudentes. Les informations climatiques officielles incluent encore ce mois dans la période où la mer ouverte reste au-dessus de 22°C, mais cela ne garantit pas une journée de plage quotidienne. Les journées raccourcissent, les nuages et la pluie deviennent plus fréquents, et un vent soutenu peut donner froid à la sortie de l’eau. Chypre en novembre convient très bien aux voyageurs flexibles : prévision ensoleillée, quelques heures à la plage ; météo moins bonne, villes, monts Troodos, sites archéologiques ou découverte de l’île.
En hiver, l’avantage de Chypre sur les îles estivales classiques diminue nettement. La mer se refroidit et, même si le climat reste doux, la baignade devient davantage une question de tolérance personnelle au froid qu’une activité de vacances universelle. Le portail officiel indique que, pendant les mois les plus froids de janvier à mars, la température moyenne de la mer est d’environ 16–17°C. Chypre n’est donc pas le meilleur choix pour des vacances de baignade garanties en hiver ; sur ce point, elle passe derrière les destinations atlantiques mieux classées.
Pour les voyageurs venant d’Europe centrale, le choix de l’aéroport est également important. Larnaca est la porte naturelle de la côte sud et sud-est, notamment pour Larnaca, Ayia Napa et Protaras, tandis que Paphos raccourcit le trajet vers l’ouest. Les programmes de vols au départ des aéroports d’Europe centrale changent selon la saison, il faut donc comparer non seulement le prix du billet, mais aussi l’aéroport d’arrivée et le coût du transfert – et sur un itinéraire serré, il est utile de savoir à l’avance que faire si vous manquez votre vol, car hors saison les solutions de remplacement sont souvent moins nombreuses. Sur un court séjour, quelques heures gagnées sur le transfert peuvent valoir davantage qu’une petite différence de prix.
La quatrième place de Chypre s’explique par une prolongation exceptionnellement longue de l’été méditerranéen. De juin à octobre, la baignade reste un élément très fort du voyage, et novembre offre encore une chance réaliste de mer chaude avec moins de touristes. La limite apparaît réellement en hiver, lorsque l’eau devient trop fraîche pour la majorité des personnes qui souhaitent nager longtemps. Si votre objectif est de trouver la baignade automnale la plus tardive possible dans une Méditerranée encore franchement chaude, Chypre fait partie des meilleurs choix d’Europe.

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3. Madère – se baigner toute l’année, mais pas dans un style méditerranéen classique
Madère se classe très haut non pas parce que l’Atlantique y est exceptionnellement chaud en été, mais parce que sa température varie relativement peu au cours de l’année. Les informations touristiques officielles de l’île donnent, pour la côte sud, environ 18°C en hiver et jusqu’à environ 24°C en été. C’est un modèle saisonnier totalement différent de celui de Chypre ou de Rhodes : le cœur de l’été n’apporte pas une mer aussi chaude, mais l’hiver ne provoque pas non plus une baisse comparable. Pour les personnes qui aiment nager activement et acceptent un Atlantique plus frais, entrer dans l’eau reste réaliste pratiquement toute l’année.
Il faut toutefois bien comprendre le mot « baignade ». Madère n’est pas une île où janvier ressemble à juillet en Méditerranée. En hiver, les températures de l’air restent douces sur la côte, mais une journée nuageuse ou venteuse peut rendre la sortie de l’eau franchement fraîche. Se baigner toute l’année ne signifie pas passer des heures sur une plage chaude pendant douze mois. En janvier ou février, la nage est plutôt une partie d’une journée comprenant randonnée, visites et exploration de l’île qu’un programme unique.
Le choix de la côte est très important. Les informations climatiques officielles indiquent que le sud est généralement plus chaud et plus sec que le nord, tandis que l’ouest figure parmi les parties les plus ensoleillées de l’île. À Funchal et dans les environs, il est facile de combiner météo, infrastructure et accès à la mer. Le complexe du Lido offre des accès directs à l’Atlantique et des bassins d’eau de mer, et son utilisation ne se limite pas à l’été. Pour un voyage hivernal, la côte sud constitue le point de départ le plus sûr, car il est plus facile d’y trouver une fenêtre ensoleillée et de changer rapidement de site de baignade.
Praia Formosa, à la périphérie de Funchal, offre un long littoral composé de galets et de portions sableuses, mais il s’agit toujours de l’Atlantique ouvert : il faut donc prendre au sérieux l’état de la mer. Calheta possède une petite plage artificielle de sable protégée par des brise-lames, ce qui convient mieux aux personnes qui recherchent une expérience plus classique au bord de l’eau. Machico, à l’est de l’île, dispose également d’une plage de sable et d’une bonne infrastructure urbaine. Madère récompense les voyageurs mobiles : mieux vaut vérifier la météo, le vent et la houle chaque jour et choisir ensuite le bon endroit que rester attaché à une seule plage.
Au nord, la côte prend un caractère plus rude. Les documents officiels de Madère décrivent un océan plus dynamique dans cette partie de l’île, alors que le sud offre plus souvent des conditions calmes. C’est précisément pourquoi les piscines naturelles occupent une place si importante dans la culture locale de la baignade. Les plus connues se trouvent à Porto Moniz et utilisent des formations de roche volcanique dans lesquelles l’eau de mer entre naturellement. On trouve des lieux comparables à Seixal. Une piscine naturelle réduit l’exposition directe aux vagues du large, mais elle n’annule pas les conditions de l’Atlantique ; en cas de forte houle, l’accès à certains sites peut être limité et les consignes locales doivent toujours être respectées.
C’est ce qui distingue Madère des îles où les vacanciers choisissent simplement entre différentes baies sableuses. Ici, nager peut signifier descendre une échelle depuis une plateforme en béton, entrer dans l’eau depuis une côte rocheuse, utiliser une piscine naturelle ou visiter une petite plage. Une personne qui attend une large bande de sable clair devant l’hôtel peut être déçue. Madère convient bien mieux aux nageurs qu’aux voyageurs qui assimilent les vacances balnéaires à une grande plage de sable. Si le sable est indispensable, il faut choisir sa base avec soin ou envisager l’île voisine de Porto Santo.
Les principales différences entre les types de baignade peuvent être résumées ainsi :
| Type de baignade | Confort | Exposition aux vagues | Pour qui ? |
|---|---|---|---|
| Atlantique ouvert | Le plus dépendant de la météo et de la température | La plus forte | Pour les nageurs à l’aise qui surveillent l’état de la mer |
| Complexe de baignade protégé | Entrée plus simple et conditions plus prévisibles | Plus faible, selon la structure et l’emplacement | Pour les familles et les personnes qui préfèrent une nage calme |
| Piscine naturelle | Bonne alternative sur une côte rocheuse | Limitée par les rochers, mais toujours dépendante de l’Atlantique | Pour ceux qui veulent combiner baignade et paysage caractéristique de l’île |
En été, bien sûr, la différence se ressent. Un océan autour de 23–24°C permet de rester plus longtemps dans l’eau, et un air plus chaud rend la baignade agréable même pour les personnes plus sensibles au froid. En hiver, environ 18–19°C demandent déjà davantage de tolérance. Le principal avantage de Madère n’est donc pas la température maximale, mais la stabilité : entre août et février, les conditions de l’eau changent moins que sur de nombreuses îles méditerranéennes.
Un voyage d’une semaine en janvier ou février se planifie mieux comme des vacances actives avec possibilité de baignade, plutôt que comme sept jours exclusivement balnéaires. Le matin, on peut vérifier les conditions du sud et de l’ouest, choisir le Lido, Calheta ou un autre endroit protégé, puis consacrer le reste de la journée aux levadas, aux points de vue ou à Funchal. Si de fortes vagues apparaissent, il ne faut pas maintenir le programme de baignade à tout prix. À Madère, on trouve des occasions de nager toute l’année, mais la sécurité et le confort dépendent du jour et du secteur côtier. C’est cette possibilité d’utilisation presque permanente qui lui vaut la troisième place.

2. Tenerife – accès à l’Atlantique toute l’année, mais en hiver il faut choisir sa côte avec soin
Tenerife est l’une des destinations européennes les plus simples pour les personnes qui veulent entrer dans la mer même au cœur de l’hiver. Les informations touristiques officielles de l’île indiquent que la température de l’eau varie au cours de l’année d’environ 19°C en hiver à 26°C en été. Ce ne sont pas les valeurs d’une Méditerranée très chaude en août, mais c’est justement la faible baisse saisonnière qui donne à Tenerife un avantage considérable. Lorsque la Crète, Rhodes ou Chypre commencent à se refroidir nettement en hiver, l’Atlantique reste ici accessible aux personnes qui acceptent une eau autour de 19–20°C.
Cela ne signifie pas que Tenerife en hiver soit identique à Tenerife en été. En janvier ou février, la principale limite n’est souvent pas la température de l’océan, mais ce qui se passe après la sortie de l’eau. Sur la côte sud, les normales climatiques de long terme autour de l’aéroport Tenerife Sur donnent des maximales moyennes proches de 22°C en janvier et février, avec très peu de jours de pluie. En plein soleil et sur une plage abritée, la sensation peut être nettement plus chaude, mais des nuages ou du vent réduisent rapidement le confort. En hiver, mieux vaut penser à quelques bonnes heures de plage qu’à une chaleur garantie du matin au soir.
La géographie de l’île est déterminante. Les montagnes et les alizés dominants créent un contraste très net entre nord et sud. Les informations climatiques officielles de Tenerife montrent que le sud est plus sec et bénéficie de davantage d’heures de soleil, tandis que le nord reste plus humide et se retrouve plus souvent sous les nuages transportés par les alizés. Une personne qui vient en décembre, janvier ou février principalement pour se baigner devrait donc commencer sa recherche d’hébergement dans le sud ou le sud-ouest, plutôt que dans les secteurs les plus verts de l’île.
Costa Adeje, Los Cristianos et Playa de las Américas forment la ceinture la plus évidente pour la baignade hivernale. On y trouve de nombreuses plages aménagées, des promenades et des baies présentant différents niveaux d’exposition. Des plages comme Las Vistas ou Fañabé sont réputées pour des conditions de baignade plus calmes et une infrastructure complète, ce qui compte davantage en hiver qu’en été. La possibilité de marcher ou de rouler quelques minutes entre plusieurs plages permet de réagir au vent et à la houle locale au lieu de dépendre toute la journée d’un seul tronçon de côte.
El Médano demande une autre approche. Le lieu est fortement associé à la planche à voile et au kitesurf, justement parce que le vent y est fréquent et parfois puissant. Pour quelqu’un qui veut une baignade tranquille, ce n’est donc pas automatiquement le meilleur choix simplement parce qu’il se trouve dans le sud ensoleillé. Cet exemple montre bien pourquoi la règle « le sud est meilleur » ne suffit pas à Tenerife. Il faut regarder la plage précise, son niveau de protection et les prévisions de vent et de houle du jour.
Le nord possède au contraire un caractère atlantique plus rude. On y trouve de superbes plages de sable noir et des piscines naturelles, mais les portions de côte ouvertes peuvent connaître une houle plus forte. Les documents touristiques officiels signalent que le nord et le nord-ouest sont plus souvent exposés à des vagues importantes, tandis que le sud et le sud-ouest bénéficient en général de conditions plus calmes. Les piscines naturelles comme Charco de La Laja peuvent être une bonne alternative, mais même là, les fermetures et consignes locales en cas de forte mer doivent être respectées.
Du point de vue de la température de l’eau, la meilleure période reste la fin de l’été et l’automne, quand l’Atlantique peut atteindre environ 24–26°C. À ce moment-là, Tenerife perd en chaleur maximale face à certaines îles méditerranéennes, mais ce n’est pas le cœur du sujet. Son avantage apparaît entre décembre et mars. Même en plein hiver, il est encore réaliste d’intégrer une baignade à chaque journée ensoleillée, alors qu’à Chypre ou Rhodes le même programme dépend beaucoup plus de la tolérance au froid et de la chance météo.
Comparer Tenerife en hiver à Chypre en automne permet de comprendre deux modèles saisonniers différents. En octobre, voire en novembre, Chypre peut offrir une mer nettement plus chaude et une sensation plus estivale. Mais si le voyage a lieu en janvier, Tenerife devient le choix beaucoup plus sûr pour l’ensemble : température de l’air, ensoleillement, infrastructure et Atlantique relativement doux. Ce n’est pas une destination pour ceux qui exigent 24–25°C dans l’eau en janvier, mais c’en est une excellente pour ceux qui veulent une vraie possibilité de plage et de baignade sans attendre l’été.
Depuis l’Europe centrale, Tenerife reste aussi logistiquement simple pour une destination aussi méridionale. Le réseau actuel de Tenerife Sur comprend des liaisons directes avec plusieurs aéroports d’Europe centrale, grands hubs comme aéroports régionaux, exploitées selon les saisons par des compagnies régulières ou charter. Les rotations changent et doivent être vérifiées pour les dates précises – et comme beaucoup de ces vols sont low cost ou charter, mieux vaut consulter à l’avance les règles sur la possibilité d’emporter deux bagages à main avant de supposer que tout l’équipement de plage voyagera gratuitement. Les correspondances via de grands hubs européens ou espagnols restent l’alternative. Pour des vacances axées sur la baignade, Tenerife Sur est l’aéroport logique, car il se trouve bien plus près de la zone méridionale la plus fiable en hiver.
La deuxième place vient de l’exceptionnelle continuité de la saison. Tenerife n’offre pas toujours l’eau la plus chaude, mais permet de penser raisonnablement à la baignade pendant chaque mois de l’année. Il y a une condition : en hiver, il faut choisir consciemment sa côte et ne pas considérer toute l’île comme un climat unique. Si la baignade de décembre à mars est prioritaire, le sud et le sud-ouest offrent une probabilité de réussite bien supérieure à une ville choisie au hasard dans le nord. C’est la combinaison d’un Atlantique doux, d’un sud ensoleillé et d’infrastructures ouvertes toute l’année qui place Tenerife juste derrière le numéro un.

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1. Grande Canarie – la destination la plus complète du classement pour se baigner toute l’année
Grande Canarie remporte ce classement non pas parce qu’elle possède l’eau la plus chaude d’Europe, mais parce qu’elle combine trois qualités particulièrement importantes hors été : un Atlantique doux, le microclimat très ensoleillé du sud et un grand nombre de plages fonctionnant toute l’année. Le portail touristique officiel de l’île situe la température de la mer autour de 18°C pendant la période la plus fraîche et autour de 22°C durant une grande partie de l’année. Pour une personne habituée à Chypre en août, ce n’est pas une eau chaude, mais l’avantage est ailleurs : même en janvier, la baignade reste une composante réaliste du séjour.
Le principal atout est le microclimat. Grande Canarie est montagneuse, et les alizés venant du nord-est rencontrent le relief élevé de l’intérieur. Résultat : le nord et les zones d’altitude accumulent davantage de nuages et d’humidité, tandis que la côte sud est clairement plus sèche et plus ensoleillée. Des vacances de baignade hivernales à Puerto Rico et un séjour dans le nord de l’île ne doivent donc pas être considérés comme climatiquement équivalents, même si la distance qui les sépare reste relativement faible.
La ceinture touristique la plus classique s’étend de San Agustín et Playa del Inglés à la côte sud-ouest en passant par Maspalomas et Meloneras. Maspalomas offre énormément d’espace, des dunes et une longue plage de sable qui rejoint Playa del Inglés. C’est un très bon choix pour les personnes qui aiment marcher et disposer d’un grand espace côtier ; en revanche, par vent fort, cette ouverture peut être moins confortable qu’une petite baie. En hiver, il ne faut donc pas regarder uniquement la température, mais aussi le niveau de protection contre le vent, car c’est souvent cela qui détermine si l’on peut rester agréablement sur la plage après la baignade.
Plus à l’ouest se trouvent Puerto Rico et Amadores. Puerto Rico est installé dans une vallée profonde descendant vers la côte et fait depuis longtemps partie des stations toute saison les plus connues de l’île. Amadores possède une baie artificielle en arc de cercle et vise davantage une détente calme. Des endroits comme ceux-ci montrent bien l’avantage pratique de Grande Canarie sur certaines autres îles atlantiques : on peut choisir non seulement une côte ensoleillée, mais aussi une plage au caractère plus protégé. Pour les familles avec de jeunes enfants ou les personnes qui n’aiment pas les fortes vagues, cet aspect compte davantage qu’un degré de différence dans la température moyenne de l’eau.
En été, Grande Canarie n’a pas besoin de battre Chypre, Rhodes ou Malte sur leur propre terrain. La Méditerranée peut devenir nettement plus chaude et rendre les longues baignades plus agréables pour les personnes sensibles au froid. Mais ce classement porte sur la durée de la saison. Lorsque les îles méditerranéennes commencent à perdre leur stabilité météo en automne et que leur eau se refroidit clairement en hiver, le sud de Grande Canarie ne connaît pas de frontière aussi nette entre saison balnéaire et basse saison. Les stations continuent de fonctionner, les plages restent intégrées à la vie quotidienne et une journée ensoleillée d’hiver peut être une vraie journée complète au bord de l’Atlantique.
Il ne faut toutefois pas promettre un mois de janvier identique à l’été méditerranéen. Un Atlantique autour de 18–20°C sera agréable pour une nage active pour certains et nettement trop frais pour d’autres. Les journées nuageuses, venteuses ou avec forte houle existent aussi. Grande Canarie offre une très forte probabilité de pouvoir se baigner en hiver, mais ne garantit pas une température tropicale. Sa force réside dans le nombre de journées où l’on peut essayer, et dans la possibilité de changer de plage si les conditions locales sont mauvaises.
Las Palmas de Gran Canaria constitue un contraste intéressant avec les stations du sud. En plein cœur de la grande ville se trouve Playa de Las Canteras, une longue plage urbaine utilisée toute l’année par les habitants. Une partie de la baie est protégée par la barrière rocheuse naturelle de La Barra, qui réduit les vagues près du rivage lorsque les conditions s’y prêtent. Las Canteras permet de combiner baignade et vraie vie urbaine : restaurants, transports publics, culture et promenade. En hiver, le nord-est peut cependant être plus nuageux que Maspalomas ou la région de Mogán, c’est pourquoi les voyageurs qui cherchent exclusivement le soleil devraient continuer à privilégier le sud.
Grande Canarie convient à plusieurs profils très différents. Les familles peuvent choisir des baies plus calmes avec une infrastructure complète, les seniors profitent de températures douces sans chaleur estivale extrême, et les voyageurs actifs peuvent combiner baignade et randonnée en montagne. Pour les personnes qui fuient l’hiver d’Europe centrale en janvier ou février, la continuité de la vie quotidienne dans les stations constitue aussi un avantage : on n’a pas l’impression, comme dans certaines petites stations méditerranéennes, que la saison s’est terminée plusieurs mois plus tôt.
Si la baignade en hiver est prioritaire, on peut classer les bases de séjour ainsi :
- Puerto Rico et Amadores – pour ceux qui privilégient la côte sud-ouest ensoleillée, des baies protégées et une plage simple à utiliser.
- Maspalomas et Meloneras – pour ceux qui veulent combiner baignade, longues promenades, grands espaces ouverts et infrastructure abondante.
- Playa del Inglés – pour les voyageurs qui souhaitent un énorme choix d’hôtels, de restaurants et de services autour d’une grande plage.
- Las Palmas et Las Canteras – pour ceux qui préfèrent un city-break avec baignade quotidienne plutôt qu’un séjour dans une station classique.
La première place de Grande Canarie vient donc de son équilibre et non d’un unique record climatique. En été, on trouve en Europe des mers plus chaudes ; en automne, Chypre peut offrir une température d’eau plus typiquement estivale ; et Madère possède son propre modèle de baignade toute l’année. Mais la combinaison d’un sud ensoleillé, d’un grand choix de plages, d’un Atlantique doux et d’infrastructures ouvertes toute l’année répond le mieux à la question de savoir quelle île garde pratiquement toujours la baignade sur le calendrier.

Quelle île choisir pour se baigner en mai, octobre, novembre et en hiver ?
Ce classement se lit mieux à partir du mois du voyage qu’à partir de la première place. Grande Canarie gagne par régularité annuelle, mais n’est pas forcément le meilleur choix à chaque période. En mai et en automne, les destinations méditerranéennes ont des avantages, alors que de décembre à mars l’Atlantique prend nettement le dessus. Il faut aussi distinguer le besoin d’une eau vraiment chaude de la simple volonté de pouvoir nager pendant les journées ensoleillées.
Le meilleur choix pour la fin du printemps et l’automne
En mai, Chypre est le choix le plus solide pour les personnes qui se concentrent sur la mer. Rhodes et la Crète peuvent déjà connaître des journées très chaudes à terre, mais l’eau reste plus fraîche qu’après l’été. Malte entre également dans sa saison, mais mai correspond davantage au début des baignades régulières qu’à un plein été balnéaire. Il ne faut pas transposer les attentes d’octobre à l’autre côté du calendrier, car la mer se réchauffe beaucoup plus lentement que l’air.
En septembre, la situation s’inverse au bénéfice de toute la Méditerranée. Chypre, Rhodes, la Crète et Malte ont une eau réchauffée pendant tout l’été, et la température de l’air continue de favoriser la plage. Septembre est le mois de baignade le plus universel de ce classement : on peut choisir la destination davantage selon le prix, le caractère de l’île et le niveau de fréquentation que selon la température de la mer – comme dans notre comparaison Italie ou Espagne pour un premier voyage à l’étranger, où le style et la logistique comptent souvent davantage que le climat lui-même.
En octobre, les différences deviennent plus nettes. Chypre reste en tête parce que les données climatiques officielles montrent que la température de la mer ouverte y reste supérieure à 22°C jusqu’en novembre. Malte, Rhodes et la Crète peuvent encore offrir d’excellentes conditions de baignade, surtout pendant la première moitié du mois, mais il faut davantage tenir compte du vent, de la pluie et de courtes périodes de mauvais temps. Pour des vacances d’octobre surtout centrées sur une eau chaude, Chypre est le choix le plus sûr.
En novembre, l’écart augmente. Chypre peut encore proposer une mer autour du seuil de confort de nombreux vacanciers, alors qu’à Malte, Rhodes et en Crète le problème vient de plus en plus du temps au-dessus de l’eau. C’est à ce moment que les Canaries deviennent particulièrement logiques : l’océan y est plus frais que la Méditerranée automnale, mais la probabilité d’une journée de plage ensoleillée est supérieure.
Le meilleur choix de décembre à mars
En hiver, Chypre, Malte, Rhodes et la Crète peuvent avoir de très belles journées, mais elles ne sont plus suffisamment fiables pour une baignade régulière du vacancier moyen. Madère maintient un océan d’environ 18°C en hiver à près de 24°C en été, si bien que la baignade reste possible toute l’année. C’est un excellent compromis pour ceux qui veulent associer mer, randonnée et visites – la même approche de voyage qui récompense l’exploration de lieux moins évidents, comme dans notre liste des endroits méconnus de Toscane sur le continent – plutôt que de passer plusieurs heures par jour sur la plage.
En hiver, Grande Canarie et Tenerife sont les plus fortes. Les documents officiels de Tenerife donnent une plage annuelle de température de l’eau d’environ 19 à 26°C, tandis que Grande Canarie reste autour de 18°C en hiver et garde un Atlantique doux le reste de l’année. Plus important encore : le microclimat. Le sud et le sud-ouest des deux îles ont davantage de chances d’offrir une journée de plage ensoleillée que les secteurs plus humides du nord. En janvier ou février, la question devient donc moins celle d’une eau record de chaleur que celle de la probabilité de réussir une bonne baignade.
Une famille avec un jeune enfant sera probablement mieux servie en hiver par les baies protégées du sud de Grande Canarie, ou en automne par les plages plus calmes du sud-est de Chypre. Un voyageur actif peut choisir Madère, où la baignade se combine naturellement à la randonnée, ou Tenerife, qui permet d’associer plage, montagne et découverte de l’île au cours d’un même séjour.
Où partir si la température de l’eau compte davantage que celle de l’air ?
Si la sensation d’une eau vraiment chaude est la priorité, les meilleures périodes se trouvent en fin d’été et en automne. Chypre en septembre et octobre offre la combinaison la plus forte entre mer chaude et conditions encore très bonnes à terre. Rhodes, la Crète et Malte suivent de près, surtout en septembre. Les Canaries gagnent en durée de saison, mais leur Atlantique reste plus frais qu’une Méditerranée réchauffée pendant tout l’été.
Pour un séjour de quatre ou cinq jours, la prévisibilité devient plus importante. Un front sur la Crète en octobre peut coûter une grande partie des vacances, tandis que Grande Canarie en hiver offre davantage de chances de trouver quelque part dans le sud un coin ensoleillé. Plus le séjour est court, plus la stabilité météo, le choix de la côte et la durée du transfert depuis l’aéroport comptent.
Les principales différences entre les sept destinations peuvent être résumées dans le tableau suivant.
| Île | Période réaliste pour les conditions de baignade les plus simples | Caractère de la température de la mer | Meilleur mois hors vacances | Principale limite | Meilleur profil de voyage |
|---|---|---|---|---|---|
| Grande Canarie | Pratiquement toute l’année | Atlantique stable, plus frais que la Méditerranée estivale | Janvier ou février | Eau plus fraîche et vent local | Vacances balnéaires d’hiver |
| Tenerife | Pratiquement toute l’année | Environ 19–26°C sur l’année | Janvier ou février | Fortes différences entre les côtes | Plage combinée aux visites |
| Madère | Toute l’année pour ceux qui tolèrent une eau plus fraîche | Environ 18–24°C | Octobre | Houle et peu de grandes plages de sable classiques | Vacances actives avec baignade |
| Chypre | Le plus fiable de la fin du printemps à novembre | Mer très chaude après l’été | Octobre | Net refroidissement de l’eau en hiver | Vacances balnéaires d’automne |
| Malte | De la fin du printemps à la fin de l’automne | Conserve longtemps la chaleur de l’été | Octobre | Vent automnal et météo changeante | Baignade combinée aux visites |
| Rhodes | De la fin du printemps à l’automne | Meilleure de l’été au début de l’automne | Septembre ou début octobre | Vent et variabilité en fin d’automne | Prolonger l’été grec |
| Crète | De la fin du printemps à l’automne | Eau plus chaude en automne qu’au printemps | Septembre | Fortes différences locales | Vacances plage et découverte de l’île |
Grande Canarie et Tenerife gagnent par continuité de la saison, Madère par la possibilité de se baigner toute l’année et Chypre par la température de la mer en fin d’automne. Malte, Rhodes et la Crète sont les meilleurs choix pour ceux qui veulent décaler leur été vers septembre ou octobre, mais n’offrent pas une régularité comparable en hiver. Le plus logique est donc de choisir d’abord le mois et la température d’eau attendue, puis seulement l’île précise.





















